La sieste fait partie du quotidien dans les pays du sud

Ce n’est pas un hasard si dans certains pays, notamment méditerranéens, la sieste fait partie des habitudes depuis des siècles, et ne choque personne. Question de culture, mais aussi… d’hygiène de vie.

Les vertus de la sieste sont en effet nombreuses. D’abord, en permettant à votre organisme de faire une pause en milieu de journée, la sieste soulage votre cœur et contribue à abaisser votre rythme cardiaque. Placée après le déjeuner, elle améliore également la digestion. On parle, en langage technique, de sieste post prandiale, Nul besoin de vous gaver à déjeuner pour avoir envie de dormir. Bien au contraire ! Déjeunez normalement, déjeunez léger si vous le pouvez : la sieste fera le reste ! Elle a un effet coupe-faim, connu de longue date et popularisé par le diction « qui dort dîne ».

La sieste est excellente pour le coeur et le cerveau

Comme la sieste ralentit le rythme cardiaque, elle a aussi un effet direct sur le cerveau et les fonctions cognitives. Même courte, et mieux, surtout courte, une sieste permet d’emmagasiner et traiter des informations. Elle est excellente pour qui doit réviser, apprendre. 

Pratiquée régulièrement (au moins 3 fois par semaine), la sieste diminuerait le risque d’accidents cardiaques et de maladies cardiovasculaires d’environ 30%. Comment expliquer cet effet ? La sieste diminue le stress. Or le stress est un facteur de risque cardiovasculaire important.

La sieste a un effet stimulant


Il faut savoir qu’en fin de sieste, l’organisme libère deux hormones, l’adrénaline et la noradrénaline. Ces hormones participent au réveil car elles stimulent le rythme cardiaque, ce qui permet une irrigation plus importante du cerveau. Autrement dit, la fin d’une sieste a un effet stimulant. Ainsi au sortir d’une sieste nous ressentons l’énergie nécessaire à une seconde journée. Ce phénomène s’observe aussi après une nuit de sommeil, et c’est bien pour cela que l’on se sent généralement au meilleur de notre forme une dizaine de minutes après notre lever.

La sieste stimule la créativité.


Les meilleures idées surviennent après les siestes. Pendant la sieste, notre activité cérébrale est moindre mais pas nulle. Notre inconscient travaille : nous laissons libre cours à l’expression et à la projection des images stockées pendant l’éveil. Ce phénomène est plus prononcé pendant une sieste que pendant une nuit de sommeil car la sieste nous maintient dans une phase de sommeil plus léger, et plus propice à ce type d’inspirations.

La sieste est bonne conseillère


Durant ce sommeil léger, on peut également plus facilement se souvenir de solutions inconscientes envisagées à notre insu par notre cerveau. On peut ainsi élaborer des stratégies dont on se souvient quelques minutes plus tard au réveil (ce qui n’est généralement pas possible après une nuit de sommeil car elle se termine par une phase de rêves). Cet état inconscient offre le détachement nécessaire pour appréhender les situations les plus épineuses.

La sieste contrecarre les effets négatifs de l’insuffisance de sommeil


Nous dormons de moins en moins et nous sommes de plus en plus nombreux à souffrir d’un manque de sommeil. Or l’insuffisance de sommeil fatigue, stresse, diminue la concentration et l’attention, entrave l’apprentissage des enfants et des adolescents, induit une perte de productivité, augmente le risque de diabète, de surpoids, etc.
Faire une sieste n’empêche par le sommeil nocturne. A condition bien sûr de faire la sieste en début d’après-midi et non en milieu d’après-midi. Au contraire, une sieste diminue le stress et augmente votre productivité, ce qui favorise le sommeil nocturne.
Au final, toutes ces vertus vous permettent de récupérer et de repartir du bon pied pour la deuxième partie de la journée. Mais à une condition : que votre sieste ne soit pas trop longue ! On ne parle pas ici de la sieste de deux ou trois heures, qui « casse » et qui rend nonchalant jusqu’au soir. La sieste idéale doit faire 20 à 30 minutes, et, oui, il ne faut pas espérer se réveiller tout seul, sauf si l’on en a l’habitude. Pour les plus pressés, on peut même recommander les micro siestes (quelques minutes seulement), que l’on peut faire sur son lieu de travail, voire dans les transports en commun. On sort d’une bonne sieste avec un réveil ou en demandant à quelqu’un de vous réveiller, délicatement cependant

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